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Comment surmonter « Le syndrome du Oui »

Alors d’après vous, qu’est-ce qu’Hervé va décider ?

A l’épisode précédent (pour celles et ceux qui ont raté le précédent épisode : « J’ai des doutes mais je me soigne » ) Hervé avait cru se reconnaitre dans un certain type de doute.

Il est prêt à sortir, s’immobilise

Et si……

Et s’il réfléchissait encore un peu.

Après tout, il a encore du temps pour prendre sa décision. Rien ne presse.

Et s’il ne parle pas à Annie cette semaine, cela sera la semaine d’après.

Et si sa mère l’apprend, que va-t-elle dire ?

Et si copains le savent, ils vont encore rigoler de lui ?

Hervé « Tu as presque 35 ans et tu attends encore l’approbation de ta mère ! » se dit-il.

Il se sent ridicule, comme quand il était petit garçon et demandait la permission d’aller jouer avec ses copains.

C’est sa vie après tout ! C’est lui qui décide !

Hervé se redresse, gonfle ses poumons puis s’affaisse, les épaules rentrées.

Qui veut-il tromper ?

Il ne sait pas dire non à sa maman. Ni aux autres d’ailleurs.

Il a ce qu’il appelle le syndrome du Oui

Le syndrome du Oui :

Quand sa mère lui demande de venir diner, il y va.

Et si le même soir, il a rendez-vous avec ses potes pour aller boire un verre, il n’ose pas dire non à sa mère.

Il annule sa sortie entre amis. Amis qui l’appellent de moins en moins d’ailleurs.

Ils en ont marre qu’il annule à la dernière minute.

Il ne leur avoue pas que c’est à cause de sa mère.

Sa mère à qui il ne veut pas faire de peine. Il a peur de la blesser. Elle fait tant pour lui.

Elle l’aime tellement.

Pourtant, plusieurs fois, il préférerait sortir avec ses amis.

Puis surtout, parfois Annie se joint à eux. Ça serait peut-être l’occasion d’oser enfin lui adresser la parole !

Pareil avec Jean-Claude, au boulot, qui lui demande de l’aider à terminer ses maudits rapports.

Il déteste faire ce travail mais s’il refuse à Jean-Claude, que vont-ils dire tous de lui ?

Il imagine la conversation entre eux dans sa tête : « Ouais, Hervé c’est pas un collègue sur lequel on peut compter. L’autre jour, j’avais besoin d’un coup de main et il a refusé ! »

Non, il ne peut pas se permettre que ses collègues, ses potes aient une mauvaise opinion de lui !

Il n’est pas cette mauvaise personne.

Il est quelqu’un de bien, un fils comme il se doit, un collègue et un ami irréprochable.

Il s’assied sur sa chaise, prend la tête entre ses mains et sent le désespoir l’envahir.

Les murs nus de la pièce le dépriment encore plus.

« Je n’arriverai jamais à changer » se dit Hervé, désespéré.

« Je doute en permanence, je ne sais pas prendre de décision et je ne sais pas dire non ! » Je suis foutu, ma vie est foutue.

Hervé sent la frustration grandir en lui, sa colère monter.

Pas contre eux. Contre moi.

Qu’est ce qui ne tourne pas rond chez moi ?

« Même ces pilules miracle ne vont pas marcher sur moi, j’en suis sûr. « (lire l’épisode précédent : J’ai des doutes mais je me soigne)

Ah quoi bon essayer. Je n’y arriverai jamais.

Je suis né sous une mauvaise étoile.

Je n’ai pas de chance.

Il allume la radio, machinalement.

Au lieu de sa musique habituelle, celle qu’il aime, il entend parler.

« Allons bon » se dit-il même la radio s’y met.

C’est décidément pas mon jour !

Il va pour l’éteindre quand une phrase retient son attention :

« Aujourd’hui, dans l’émission, nous accueillons une invitée spéciale, Patricia L. qui vient nous expliquer comment elle a réussi à transformer sa vie en apprenant à dire non »

Hervé se redresse et augmente le volume.

C’est pour moi se dit-il, rempli d’espoir.

Patricia raconte d’abord comment elle n’osait pas dire non à qui que ce soit.

A ses parents, à ses copines, au travail, même à des inconnus dans une soirée.

Toujours oui, oui, oui et ça lui pesait de plus en plus.

Elle se sentait déçue, agacée. Elle s’empêchait de faire ce qu’elle aimait.

« Exactement comme moi, se dit Hervé et il écoute attentivement.

Et Patricia raconte :

Pourquoi est-il si important pour moi de ne pas dire non ?

Un jour elle s’est posé la question : pourquoi je dis oui à tout le monde ?

Elle s’est rendu compte qu’elle n’était pas la seule dans ce cas.

Beaucoup de personnes ne savent pas dire non à chaque fois qu’elles le souhaitent.

Quelles sont les raisons ?

Première raison

Vous avez grandi avec la culture du « oui ».

Enfants, vous recherchez l’amour et l’attention de vos parents.

Et si vous refusez de faire ce qu’ils vous demandent, vous n’allez pas les avoir.

Dans certaines familles, dire non à ses parents entraine la suppression de récompenses.

« Si tu ne fais pas tes devoirs, tu seras privé de dessert »

« Si tu n’aides pas ta mère, tu n’iras pas au cinéma »

« Si tu refuses, ton père va se mettre en colère »

Deuxième raison

Vous êtes victimes de la critique en permanence.

Ce sont souvent les proches qui utilisent la parole négativement.

Inconsciemment ou non. Ils répètent ce qu’ils ont vécu.

Et la parole négative vous maintient dans un état de peur et de doute.

Elle alimente vos croyances.

Et plus vous les entendez et les croyez, plus vous êtes persuadés que c’est vrai.

Et vous développez un complexe d’infériorité.

« Tu ne sais rien faire de tes 10 doigts, tu seras un bon à rien ». Peu de chances que vous soyez bricoleur !

Troisième raison

Vous êtes encouragés à être attentif, attentionné.

Envers vos proches. Répondre à leurs besoins, à leurs désirs.

Avant les vôtres.

Et cela implique généralement d’aider les autres, de dire oui.

A ce stade, Hervé s’identifie totalement. C’est exactement ce qu’il ressent

Quatrième raison : Socialement, il est bien vu d’être poli/e.

Et refuser, dire « non » est considéré comme de l’impolitesse.

Vous êtes bien élevé, intégré dans la société donc vous ne refusez jamais.

En clair, vous n’êtes pas nés avec le « syndrome du Oui «, vous avez été conditionné/e à ne jamais dire non.

Adulte, vous ressentez de l’angoisse rien qu’à l’idée de devoir refuser.

Comme si c’était honteux.

Et Patricia continue : derrière ces raisons, se cachent des motifs encore plus profonds.

Pourquoi j’ai peur de dire non?

Patricia explique :

Derrière le « syndrome du Oui », se cache la peur d’être rejeté/e.

La peur de ne pas être aimé, de ne pas être apprécié/e.

A chaque fois que j’allais dire non à quelqu’un, j’avais peur de le décevoir, de blesser la personne, de heurter ses sentiments.

Mais j’avais encore plus peur que la personne ne veuille plus me voir, sortir avec moi, qu’elle me méprise pour lui avoir dit non.

J’avais la crainte de ne pas être assez, de ne pas être à la hauteur.

Cette pensée me terrifiait.

Peu importe quels étaient mes sentiments personnels.

Mon obsession était de représenter la fille « parfaite », la copine idéale, la femme compréhensive, la mère irréprochable.

Jusqu’au jour où j’ai craqué, j’ai fait une crise d’angoisse.

J’ai cru que j’avais une crise cardiaque !

Et là j’ai réalisé.

J’ai compris que mon impossibilité à dire non provenait de mon manque de confiance en moi et d’estime de moi.

 Patricia continue : si vous êtes actuellement dans la même situation dans laquelle je me trouvais, ces quelques conseils peuvent vous aider :

Conseil n°1

Dire non ne signifie pas être une mauvaise personne

Il faut apprendre à dissocier « non » avec qui vous êtes réellement.

Votre valeur ne se résume pas au non que vous allez dire à telle ou telle personne.

Il faut se défaire de ces croyances avec lesquelles vous avez grandi.

Dire non ne signifie pas être mal élevé. Vous pouvez refuser poliment.

Dire non n’envoie pas le message : » Je me fous de tes sentiments ou de tes pensées » à la personne à qui vous dites non.

Ne pas passer pas 3 heures à aider votre ami à monter ce meuble qu’il vient d’acheter ne fait pas de vous le pire ami du monde.

Dire non fait de vous la personne qui connait sa valeur, sait fixer ses limites, apprend à lâcher prise pour avoir le contrôle de sa vie.

Conseil n°2

revoyez vos priorités

La première question à vous poser : est ce qu’est-ce bien pour moi ?

Hervé sursaute et pense tout haut : mais c’est super égoïste

Patricia poursuit l’interview : vous pouvez aider plus les autres si vous pensez d’abord à vous.

Comment voulez-vous donner quelque chose que vous n’avez pas ?

Vous devez apprendre à faire passer vos besoins, vos désirs avant ceux des autres.

Vous ne pouvez pas aimer une autre personne si vous ne savez pas vous aimer

Conseil n°3

arrêtez les excuses et connaissez vos limites

Quand vous dites non à un collègue, à votre patron, à votre famille, ne vous empêtrez pas dans des justifications à n’en plus finir.

« Tu comprends, je ne peux pas rester travailler 2 heures de plus aujourd’hui parce que la mère de la copine de ma femme m’a demandé d’être présent à leur anniversaire de mariage »

Ouf ! Non c’est non. J’ai déjà un engagement ou je suis fatigué ou c’est trop long.

Votre temps, vos forces, votre énergie ne sont pas inépuisables.

Pire. Une fois perdus, ils le sont à jamais. Pour vous.

Patricia poursuit : avec ma méthode vous allez :

  •  pouvoir dire non autant de fois que vous le souhaitez,
  •  avoir plus de temps pour vous,
  •  vous reconnaitre à votre juste valeur,
  •  être apprécié/e pour qui vous êtes,
  • être aimé/e comme vous le méritez, par la personne de votre choix
  • donner du sens à votre vie
  • vous recentrer sur vos valeurs et vos qualités
  • vous sentir libre, sans ressentiment ni culpabilité

Posez vos questions maintenant, le standard est ouvert.

Hervé se lève si brutalement qu’il en renverse la chaise.

Il a le déclic.

Il note le téléphone pour appeler.

Une question lui brule les lèvres : est ce que ça marche pour moi ?

Va-t-il pouvoir changer ?

Va-t-il devenir enfin celui qu’il rêve d’être ?

Un homme confiant, qui ne doute plus sur tout, qui sait exactement ce qu’il veut.

Un homme qui n’a plus peur d’être rejeté ou de ne pas être aimé.

Le genre d’homme qu’Annie apprécie.

Il veut apprendre cette méthode.

Il compose le numéro.

Fin de l’épisode

Se débarrasser du sentiment de frustration

A ce stade, j’aimerais vous parler de vous :

Est-ce que cela vous arrive de vous sentir comme Hervé ?

Avez-vous la majorité du temps le syndrome du Oui ?

Est-ce que vous voulez changer mais vous vous dites, je n’y arriverai jamais ?

Est-ce que vous attendez l’approbation des autres pour vous décider ?

Espérez-vous en secret que l’on vienne vous sauver ?

Voulez-vous vous débarrasser de ce sentiment de frustration qui vous envahit quand vous dites oui et tout votre être a envie de dire non ?

Voulez-vous goûter à cette sensation de liberté ?

Souhaitez vous vous sentir responsable de vos choix, de votre vie ?

Vous pouvez faire comme Hervé et décider de prendre votre vie en mains.

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