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FIER D’ETRE SOI (OU LE VILAIN PETIT CANARD REVISITÉ)

« Tu es jolie, c’est pas grave si t’as rien dans la tête »

« Tu t’en sortiras toujours avec ta belle gueule, même si t’es bête »

Pour la énième fois j’entendais cette phrase : « t’es mignonne, c’est pas grave si t’as rien dans la tête », puis suivait la deuxième phrase « t’inquiète, je serais toujours là pour toi »

Le Monde allait m’aimer pour ma beauté.

J’avais pas besoin de comprendre.

J’avais pas besoin d’avoir quelque chose dans ma tête

J’avais juste à être jolie.

Ça m’allait, ça semblait facile

Après tout, c’était mon père qui me répétait ces phrases en permanence.

Il m’aime, il est là pour me protéger, pour m’apprendre à vivre dans le monde.

Je pouvais lui faire confiance. Il savait forcément ce qui est bon pour moi.

Jusqu’à ce jour.

C’était un jour comme les autres.

Il faisait beau.

C’était le premier jour où je rentrais à la grande école.

Je n’avais pas vraiment fait de maternelle.

Je rentre dans la classe et je vois d’autres jolies petites filles.

Aussi mignonnes que moi.

Aie. La maitresse va-t-elle devoir choisir ?

Confiante en ce que j’avais entendu, je suis jolie et ça suffit.

Bon je m’assois au troisième rang.

Ni trop devant, ni trop derrière.

C’est sympa l’école. On se présente.

Puis il y a la récré où on s’amuse.

Puis vient le moment où la maitresse pose des questions.

Soudain, j’entends : « Patricia, combien ça fait 3 fois 4 ? »

Je tourne la tête pour voir à qui elle s’adresse mais il n’y a pas d’autre Patricia dans la classe.

Elle me PARLE !

Je déglutis et me recroqueville sur ma chaise

Avec un peu de chance elle va m’oublier….

De nouveau : « Alors Patricia, tu me la donnes cette réponse. 3 fois 4 ça fait combien ?

J’ai envie de lui répondre : « d’où je sais moi, je dois juste être belle.

J’ai pas besoin d’apprendre.

Juré ! C’est mon père qui me l’a dit. »

La maitresse s’impatiente, des gloussements se font entendre

Je commence à avoir les mains moites

« Alors on attend, 3 fois 4 ? »

Je commence par bégayer : euh, euh…je crois que ça fait 7, Madame.

Et dans mon for intérieur, je prie pour que ce soit ça !

Toute la classe éclate de rire.

J’entends des « Elle est nulle, elle ne sait même pas combien ça fait 3 fois 4 ! Et 2 et 2, tu sais combien ça fait ?

Ils t’ont rien appris tes parents ? »

J’ai envie d’hurler, de crier : si. ils m’ont appris qu’être belle suffit.

 Au lieu de ça, je me sens devenir rouge, je bafouille et j’ai qu’une envie : fuir de cet endroit maudit.

De cet endroit où je ne suis pas « juste jolie »

« Voilà ce qui se passa dès le premier jour, et les choses allèrent toujours de pis en pis » (extrait du Vilain Petit Canard)

J’étais nulle en maths, j’étais nulle en dictée, j’étais nulle en lecture, j’étais nulle en écriture.

Je savais dessiner, je savais danser mais ça ne compte pas.

De toute façon j’étais nulle, donc je ne pouvais pas réussir quoi que ce soit.

Quoi que je fasse, j’étais trop idiote pour y arriver.

Il valait mieux que je me taise.

Et c’est ce que j’ai fait.

Pendant des années je me suis recroquevillée à l’intérieur de moi-même :

« Patricia, la stupide ». Je n’étais même plus jolie. On s’en foutait.

J’étais juste l’incapable.

Je suis devenue la « timide maladive ».

Je rougissais dès que l’on m’adressait la parole.

Je bafouillais quand je devais répondre à la simple question : « Comment tu t’appelles ? »

Peu importe où j’allais, ce que je faisais

Je savais que je n’étais pas assez

Je manquais totalement de confiance en moi

Pourquoi faire l’effort d’essayer puisque c’était écrit d’avance :

J’étais née sans aucun potentiel, sans aucune capacité, sans aucune possibilité de réussir quoi que ce soit.

La seule personne qui me donnait du réconfort était ma grand-mère.

Je n’avais pas besoin de parler, d’être jolie ou de savoir compter.

Je mettais ma tête sur ses genoux et elle me caressait mes longs et beaux cheveux.

Je pouvais rester ainsi des heures

J’oubliais tout, j’oubliais qui j’étais.

Je pouvais rêver à qui je voulais être, à mon super pouvoir.

Je rêvais que je n’étais plus timide, que j’osais aborder les gens, qu’ils ne me faisaient plus peur, que je devenais une grande danseuse, que j’étais tout simplement une personne confiante, aimée pour qui elle était.

Comme m’aimait ma grand-mère

De façon inconditionnelle.

Les années ont passé.

J’ai réussi à me marier malgré ma grande timidité.

De façon fortuite (mais est-ce vraiment le hasard ?), j’ai exercé pendant des années le métier d’auxiliaire de prof pour adolescents en difficulté (ados à la dérive après des années de sévices infligés par leurs parents)

J’aidais tout le monde. Je ne disais jamais NON. Je n’osais pas.

Et si par malheur on n’allait plus m’aimer !

Il fallait bien que je compense ma bêtise par mon utilité !

Et pendant des années j’ai fait pour les autres ce qu’ils me demandaient même si j’en avais pas envie, même si c’était lourd et je n’avais pas le temps.

Même si j’étais crevée, même s’ils en profitaient.

Dans cette maison, le matou était le maître ...

« Dans cette maison, le matou était le maître et la poule la maîtresse ; aussi ils avaient l’habitude de dire : « Nous et le monde ; » car ils croyaient faire à eux seuls la moitié et même la meilleure moitié du monde. Le caneton se permit de penser que l’on pouvait avoir un autre avis ; mais cela fâcha la poule.

« Sais-tu pondre des œufs ? demanda-t-elle. Non. — Eh bien ! alors, tu auras la bonté de te taire.

Et le matou le questionna à son tour : « Sais-tu faire le gros dos ? sais-tu filer ton rouet et faire jaillir des étincelles ? — Non. —

Alors tu n’as pas le droit d’exprimer une opinion, quand les gens raisonnables causent ensemble. » (extrait du Vilain Petit Canard)

Une seule personne ne profitait pas de ma compassion.

MOI-MEME.

J’étais sans pitié.

Je me jugeais en permanence, je culpabilisais dès que je ne faisais pas exactement comme je devais faire.

Puis j’avais mes enfants.

 Je ne voulais pas qu’ils subissent ce que j’avais enduré.

Mais comment faire ?

Comment inculquer la confiance en soi quand on n’en n’a pas ?

Comment faire comprendre l’estime de soi quand on pense qu’on a aucune valeur ?

Comment donner ce qui nous manque ?

J’en avais marre. Marre de tout m’interdire.

Marre de me dire que c’était pas pour moi

Marre de ne pas m’autoriser à penser autrement, à vivre autrement.

D’autres réussissent. Ils ont l’air heureux.

Qu’ont-ils de plus que moi ?

Est-ce que c’est vraiment inné ? Immuable ?

Alors j’ai commencé à m’intéresser à ce que je pouvais faire pour changer ma vie.

Comment ne plus être timide ?

Comment oser dire NON quand on en a envie ?

Comment réussir à dire « Je suis capable de… »

Comment aller jusqu’au bout des choses ?

Il fallait que je fasse « mon tour du Monde ».

« Ce n’est vraiment pas un plaisir de vivre avec toi. Crois-moi, je te veux du bien ; je te dis sans doute des choses désagréables ; mais c’est à cela que l’on reconnaît ses véritables amis.

Suis mes conseils, et tâche de pondre des œufs ou de faire ron-ron. —

 Je crois qu’il me sera plus avantageux de faire mon tour dans le monde, répondit le canard. (extrait du Vilain Petit Canard)

Je me suis intéressée au développement personnel, j’ai visionné des vidéos, écouté des audios, lu des livres (moi qui détestait lire !).

Mon obsession était de découvrir le secret des gens qui ne sont pas timides.

Comment font-ils pour avoir de l’assurance ?

Quel est le secret pour avoir confiance en soi ?

Pour avancer dans la vie et réussir à faire ce dont j’avais envie ?

Pour comprendre et être comprise ?

J'ai appris à me connaitre.

J’ai découvert des talents dont je n’avais pas conscience.

Mon esprit s’est ouvert au fur et à mesure.

J’ai pris conscience de ma valeur.  

Je me suis fait aider par un coach. J’ai suivi des formations.

J’ai réussi à avoir confiance en moi.

Puis je me suis rendu compte que ma timidité avait disparu.

Ce jour-là pour la première fois de ma vie, j’ai pris la parole en public devant une centaine de personnes.

J’avais peur, mon cœur battait à 100 à l’heure, mes paumes de main étaient moites mais je ne me suis pas dégonflée.

Je savais au fond de moi que j’étais capable.

« Tu le fais pour toi, pour te prouver que tu es capable. Pour tes gosses aussi. Qu’ils soient fiers de leur mère, pour qu’ils apprennent qu’avoir confiance en soi, c’est possible pour TOUT LE MONDE »

Malgré les peurs et les doutes.

Ma présentation a été un succès.

J’étais heureuse, heureuse et fière !

Fière de m’être débarrassée de ma timidité qui empoisonnait ma vie toutes ces années.

« Maintenant il se sentait heureux de toutes ses souffrances et de tous ses chagrins ; maintenant pour la première fois il goûtait tout son bonheur en voyant la magnificence qui l’entourait, et les grands cygnes nageaient autour de lui et le caressaient de leur bec. » (extrait du Vilain Petit Canard)

La confiance en soi, c’est quoi ?

« Cum » : avec

« Federe » : fier

« Sei » : soi

Fier d’être avec soi.

 Soyez fier d’être vous.

« Il n’y a pas de mal à être né dans une basse-cour lorsqu’on sort d’un œuf de cygne. »[…]

« Il songeait à la manière dont il avait été persécuté et insulté partout, et voilà qu’il les entendait tous dire qu’il était le plus beau de tous ces beaux oiseaux ! [….] « Comment aurais-je pu rêver tant de bonheur, pendant que je n’étais qu’un vilain petit canard. » (extrait du Vilain Petit Canard)

Vous êtes un cygne.

Cessez de croire que vous êtes le Vilain Petit Canard

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